Où est passé mon Chevalier?

Mai 2018.  Cantons de l’est à la frontière du Vermont.  Un endroit idyllique en pleine forêt.   Tôt le matin, je décide d’aller marcher en direction d’un petit plan d’eau qui s’est dessiné suite au travail et à l’acharnement d’un couple de castors. Le barrage d’environ 4 mètres est maintenant bien établi et l’étang est bordé de boue humide.  Un beau garde-manger bien garni pour les limicoles qui se nourrissent dans la boue.   L’origine du nom limicole vient du mot latin limus, qui signifie « limon » ou « boue ».

Ce qu’il y a de merveilleux avec les limicoles, c’est qu’ils ne sont jamais en compétition entre espèces pour s’alimenter, puisque selon la longueur de leur bec, qui leur sert de fourchette, ils fouillent la vase à différentes profondeurs pour trouver leur nourriture.

Un Chevalier solitaire se pointe.  Je l’ai observé avec une grande attention, sachant qu’au Québec, plusieurs espèces d’oiseaux sont en déclin, dont les oiseaux de rivages, comme le Chevalier solitaire.

Chevalier solitaire

Imaginez une table garnie de dizaines de plats débordant de nourriture de toutes sortes.  C’est ce qui s’offrait au Chevalier solitaire.  Un sol riche en insectes, vers de terre, etc.  Le Chevalier solitaire s’est gavé pendant une vingtaine de minutes, puis, la panse bien pleine, il s’est dirigé sur un tronc d’arbre flottant sur l’eau.  Un temps de repos pour une bonne digestion!

Chevalier solitaire

L’habitat aquatique créé par les aménagements du castor attire une faune diversifiée: oiseaux, poissons, canards, rats musqués, visons, loutres de rivière, orignaux, cerfs,  amphibiens et reptiles et ce barrage de castors en pleine forêt a un impact certain sur la qualité de l’habitat de la faune et de la flore.

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